Précisions par Christian Flèche

« Le décodage biologique est une grille de lecture des maladies. Il existe plusieurs compréhensions des pathologies. L’homéopathie va aider l’organisme à réagir contre les symptômes. L’acupuncture s’applique à harmoniser les flux énergétiques passant par les méridiens. L’allopathie, avec les succès que l’on connait, lutte contre les maladies en contrecarrant les symptômes. Ces systèmes de soin ont des présupposés : l’homéopathie renforce le terrain du patient, l’acupuncture fait de même en régularisant les flux énergétiques passant par les méridiens, l’allopathie compense les déficiences biologiques. Quelle est la place du décodage biologique ? C’est une approche complémentaire qui pose le postulat de l’utilité ou de la logique du symptôme.

Cela peut paraître choquant pour des malades, que d’entendre dire votre arthrose, votre cancer, vos migraines, votre surpoids est logique. Cependant il existe une relation de cause à effet dans les symptômes.

Quand je vais au soleil, ma peau bronze. C’est une réaction parfaitement adaptée qui développe des mélanocytes pour protéger l’organisme contre les ultras violets solaires. Quand je vais à la montagne, ma respiration s’amplifie pour capter plus d’oxygène et ma biologie va faire plus de globules rouges pour le transporter. Si je mange malencontreusement de la nourriture avariée, je vomis. Les astronautes qui séjournent longtemps dans l’espace, voient leurs muscles s’atrophier, en effet ils ne sont plus aussi utiles en état d’apesanteur. Un travailleur manuel va se créer des cals aux endroits où les outils frottent sur les mains. Les animaux qui hibernent, stockent de la graisse pour se constituer des réserves et se protéger du froid. Les oiseaux migrateurs stockent leur réserve dans le foie de manière à avoir des réserves immédiatement disponibles sous forme de glycogène. Si je me blesse, ma biologie va réagir en apportant des globules blancs, des anticorps, de la nourriture en abondance pour que les cellules se multiplient et cicatrisent la plaie, et d’autres choses encore, ce qui provoque une inflammation.

Le décodage biologique va rechercher en quoi est-ce important pour l’organisme de réagir par telle ou telle affection ? La recherche de points communs parmi toutes les personnes qui souffrent d’un même symptôme a dégagé des ressentis analogues pour des symptômes similaires.
Le décodage biologique part du principe qu’une maladie ou un symptôme provient généralement d’un choc psychologique non résolu, de manière consciente et satisfaisante. De ce fait notre biologie, dans certaines conditions prend le relais et provoque des symptômes.

De nombreux ouvrages parlent de la « logique du symptôme », il existe des dictionnaires ou des ouvrages qui donnent l’origine probable des maladies. Certains sites internet proposent même de vous donner l’origine de vos problèmes de santé. Une fois que l’on connait l’origine de nos problèmes sont-ils résolus pour autant ? Est-ce vraiment du biodécodage ? Le décodage biologique tel que l’entend la psycho-bio-thérapie est beaucoup plus que cela !

En effet un ouvrage ou dictionnaire de décodage va informer mais cette prise de connaissance ne suffit pas pour deux raisons:

1)  le vrai décodage biologique n’impose pas un codage strict. C’est une approche humaniste qui confronte constamment ses hypothèses à la réalité du patient. Dans le cas d’une patiente atteinte de cystite le « dictionnaire » va décoder « problème dans l’organisation du territoire ». Encore faut-il s’entendre sur le terme territoire. Dans un cas, j’ai rencontré que le territoire était le temps. Un collègue reçoit un enfant de douze ans qui a des problèmes d’articulation entre la cinquième vertèbre lombaire et la première vertèbre sacrée, le décodage généralement admis correspond à une « dévalorisation sexuelle ». Dans le cas de ce jeune garçon, c’était l’articulation qu’il sollicitait le plus en jouant au football , il se sentait dévalorisé car il avait été écarté de son équipe de foot. L’art du psycho-bio-thérapeute réside dans le fait qu’il ne plaque pas un ressenti sur un symptôme mais qu’il confronte son savoir à la réalité de chacun. En résumé le meilleur des dictionnaires de biodécodage ne remplacera jamais l’approche humaniste, ouverte et créative.

2) quand on connaît l’origine du symptôme, on a fait une « prise de connaissance » tout à fait intellectuelle à l’opposé d’une « prise de conscience » voire une « prise d’inconscience » qui fait bouger « les tripes », qui se ressent dans le corps. Le travail du thérapeute consiste à retrouver l’instant du traumatisme qui a déclenché le symptôme avec les émotions et les sensations physiques qui y sont associées. Puis il cherchera le moment où le programme de ce ressenti s’est mis en place, souvent dans la jeunesse ou l’enfance. Afin d’observer si le patient a vraiment fait une « prise de conscience », le thérapeute vérifie les changements de sensations physiques.
En effet, ce sont les transformations des sensations physiques qui permettent au thérapeute d’évaluer les transformations qui s’opèrent dans le psychisme du patient.

Le décodage biologique sensus sticto satisfait sans doute l’intellect de certaines personnes et peut prêter à la critique puisque l’on trouvera des cas où le décodage ne « parle » pas, où le patient ne « voit » pas à quoi cela peut correspondre dans sa vie. Et quand bien même le décodage s’avèrerait-il exact, que faire ? C’est grâce à un esprit ouvert et respectueux, et au moyen de toute une palette d’outils adaptés que le psychobiothérapeute pourra apporter son aide aux personnes en souffrance. »

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